Décembre 2010

Nos directions

L’environnement au cœur des changements de l’industrie

Sur le plan environnemental, le secteur forestier est déjà bien en marche pour atteindre les objectifs de l’horizon 2020. Les performances environnementales de l’industrie sont bonnes et les perspectives de la filière du bois sont positives comme outils de lutte contre les changements climatiques.

 

Notamment, le bilan environnemental est positif pour l’industrie papetière tant du côté de la réduction de l’utilisation d’eau, de l’amélioration de la qualité de l’eau rejetée que des émissions atmosphériques et des gaz à effet de serre (GES). Quelques chiffres permettent d’illustrer ces améliorations.

 

Réduction de la quantité d’eau utilisée

Bien que l’eau soit une composante essentielle de la fabrication du papier, du carton et de la pâte commerciale, des programmes de rationalisation sont mis en place afin de diminuer la quantité d’eau utilisée notamment en la réutilisant là où c’est possible. Les résultats sont majeurs puisque de 1991 à 2008, la quantité d’eau requise pour fabriquer une tonne de produits papetiers a diminué de 53 %.

 

Amélioration de la qualité de l’eau

Après son utilisation, l’eau est retournée dans son milieu naturel. Pour en assurer la qualité, l’eau qui a circulé dans le procédé de fabrication doit être traitée avant son rejet. En fait, la plupart des papetières du Québec opèrent leur propre système de traitement des eaux usées, alors que les autres usines ont recours à des installations de traitement municipales. Ces opérations ont pour effet de diminuer significativement les rejets des usines papetières tout en améliorant la qualité de l’eau.

 

Les quantités de matières organiques présentes dans les effluents ont diminué de 98 % depuis 1981, alors que les quantités de matières solides en suspension (MES) ont diminué de 92 %.

 

Les usines de produits du bois, même si elles ne disposent pas d’autant de données mesurées, ont grandement amélioré leurs pratiques environnementales. Notamment, depuis l'an 2000, des « lignes directrices pour l’industrie du bois de sciage », résultat de la collaboration du ministère de l’Environnement du Québec et de l’industrie, sont en application. Ces lignes touchent des aspects comme l’entassement permanent des résidus, la gestion des coproduits (tels les copeaux, la sciure, etc.), leur valorisation, de même que la réduction des rejets atmosphériques.

 

Utilisation du matériau bois dans la construction pour permettre d’atteindre l’objectif de réduction des gaz à effet de serre (GES) dans la lutte aux changements climatiques

En construction, le bois constitue un choix doublement intéressant en plus d’être une ressource renouvelable abondante au Québec. Tout d’abord, le bois est un « capteur » de CO2 atmosphérique, considéré comme l’un des principaux GES, puisqu’il l’emprisonne tout au long de son cycle de vie.

 

Ainsi, 1 m3 de bois de construction permet de retirer 0,9 tonne de CO2 de l’atmosphère. L’utilisation du bois en remplacement et en complémentarité de matériaux plus énergivores et polluants (par exemple le béton et l’acier) permet d’éviter non seulement l’émission de GES, mais de diminuer la demande d’énergie lors de son procédé de fabrication.

 

Utilisation du bois comme combustible

Finalement, lorsque l’on utilise du bois comme combustible ou pour la fabrication de biocombustibles pour remplacer des combustibles fossiles tel le pétrole, le CO2 libéré dans l’atmosphère est considéré comme neutre. Ce concept peut être résumé comme ceci : Au cours de la combustion du bois, le carbone atmosphérique préalablement extrait de l'atmosphère et séquestré dans le bois est remis en circulation dans l’air et ce cycle du carbone est considéré comme étant neutre.