C’est sans doute la dernière fois que vous me lirez dans la publication Fibrexpression, car à la fin de décembre je prendrai ma retraite. J’aimerais dire merci à tous ceux qui m’ont offert l’opportunité de défendre les différents dossiers liés à la forêt. Je crois sincèrement que plusieurs d’entre vous partagiez mon point de vue, mais n’osiez pas le dire.
Ces cinq années n’ont pas été faciles ! L’une de mes plus grandes fiertés fut de défendre haut et fort l’importance de notre industrie pour l’économie des régions et du Québec. Le grand public connaît un peu mieux les causes des crises à travers lesquelles l’industrie forestière a passé et quels sont les moyens pour s’en sortir.
Je sais que notre industrie va rebondir, pas nécessairement avec tous les acteurs actuels et pas nécessairement avec tous les mêmes produits, mais elle rebondira. J’en ai la plus profonde conviction !
Les Québécois en auront bientôt assez des ténors qui veulent sans cesse chercher à améliorer le nombre et la qualité des services, tout en s’objectant au développement de tous les nouveaux projets. Une incohérence qui commence à agacer beaucoup de nos concitoyens ! Le gros bon sens va triompher !
Je suis de ceux qui n’hésiteront pas à faire la preuve que nous nous dirigeons directement dans un cul-de-sac. Comme je me plais à le dire, il faudra cesser de gouverner comme des golfeurs, c’est-à-dire dans la seule voie des perceptions et au gré des vents.
J’espère que très bientôt on pourra affirmer que ce n’est pas péché d’investir et que d’espérer un rendement décent.
J’espère que nous puissions entendre des gouvernants dire que le Québec est privilégié par ses ressources naturelles et le mieux positionné pour faire face à la réalité énergétique mondiale.
J’espère très bientôt entendre le ministère des Ressources naturelles et de la Faune défendre son régime forestier.
J’espère entendre des hommes et des femmes politiques affirmer que notre forêt n’est pas en danger et que son exploitation s’inscrit dans un processus de développement durable au profit de l’environnement, des humains et de leur économie.
Merci encore pour ces belles années et bonne chance !
Afin de tirer son épingle du jeu sur les marchés extérieurs, l’industrie forestière devra continuer à innover. Elle devra demeurer performante dans ses créneaux traditionnels et aller plus loin dans la voie des produits à valeur ajoutée comme les bioproduits et la bioénergie. C’est dans ce contexte que l’industrie s’est donné une vision dans un horizon de dix ans. Pour ce faire, elle devra nécessairement compter sur une main-d’œuvre bien formée et en nombre suffisant.
Cependant, à l’instar de plusieurs secteurs, l’industrie forestière québécoise fera face à plusieurs défis en vue de combler ses besoins en main-d’œuvre. Ainsi, dans un contexte où beaucoup de jeunes manifestent un désintéressement à l’égard des programmes scolaires dédiés à l’industrie, comme ceux menant à l’obtention d’un diplôme en techniques forestières ou en techniques des pâtes et papiers, il est inquiétant de voir que certaines organisations pourraient perdre jusqu’à 40 % de leurs effectifs, avec les départs à la retraite, d’ici cinq ans. En effet, le faible nombre d’inscriptions dans ces programmes a entraîné soit leur mise en veilleuse, soit leur disparition de manière permanente. La désaffection que manifestent certains jeunes est attribuable en grande partie à la perception négative véhiculée à l’endroit de l’industrie quant à ses performances environnementales, ses conditions de travail difficiles, etc.
L’industrie devra évidemment corriger les perceptions du public à son endroit si elle veut retrouver la rentabilité et aussi relever le défi de la précarité de certains emplois, surtout en forêt, et également faciliter la conciliation travail-famille pour accroître l’intérêt de la nouvelle génération de travailleurs.
En outre, plusieurs actions devront être prises en matière d’éducation afin de supporter l’industrie forestière. Par exemple, certains programmes universitaires devront être bonifiés, notamment les baccalauréats en architecture et en génie civil, pour s’assurer que les futurs professionnels possèdent toutes les qualifications nécessaires à l’utilisation du bois dans la construction dite commerciale.
Toujours avec le même objectif de stimulation du secteur de la formation, le gouvernement du Québec a récemment demandé à la ministre de l’Éducation et la ministre de l’Emploi d’effectuer ensemble une tournée des régions dès le début de l’année 2011, dans le but de consulter les acteurs régionaux sur les moyens à prendre pour combler les besoins en main-d’œuvre du Québec, considérant les pénuries anticipées. Une telle initiative permettra sans doute d‘arriver à une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de main-d’œuvre par des moyens originaux, par exemple en créant des programmes de formation adaptés aux besoins des entreprises et en récupérant une clientèle qui souhaiterait se réorienter ou obtenir un diplôme académique. Il s’agit d’une voie intéressante puisque l’embauche de travailleurs ayant un niveau de scolarité plus faible peut être contrebalancée par une formation spécifique en entreprise. Ainsi, les travailleurs pourraient de cette manière se voir reconnaître leurs compétences (connaissances transférables) par un certificat émis par l’État.
Par ailleurs, divers partenariats ont déjà été expérimentés et se sont avérés très intéressants. Certains établissements d’enseignement ont conclu des ententes avec la direction de différentes papetières dans le but de dispenser le diplôme d’études professionnelles en technologies des pâtes et papiers dans l’usine elle-même. Comme ces usines disposent habituellement de centres de formation dotés d’ordinateurs, toutes les variables étaient réunies pour arriver à une formule gagnante : les personnes inscrites au programme obtenaient leur diplôme, les établissements d’enseignement conservaient l’expertise de leurs professionnels et les usines pouvaient se doter de nouveaux travailleurs qui connaissaient déjà bien leur environnement de travail.
Dans un avenir très rapproché, la flexibilité dans les méthodes d’enseignement pourrait bien être la réponse aux pénuries de main-d’œuvre. Un grand nombre d’individus pourraient en effet être intéressés à entreprendre une nouvelle carrière, plus particulièrement dans un secteur qui offrira des opportunités et des défis passionnants comme celui de l’industrie forestière.
Sur le plan environnemental, le secteur forestier est déjà bien en marche pour atteindre les objectifs de l’horizon 2020. Les performances environnementales de l’industrie sont bonnes et les perspectives de la filière du bois sont positives comme outils de lutte contre les changements climatiques.
Notamment, le bilan environnemental est positif pour l’industrie papetière tant du côté de la réduction de l’utilisation d’eau, de l’amélioration de la qualité de l’eau rejetée que des émissions atmosphériques et des gaz à effet de serre (GES). Quelques chiffres permettent d’illustrer ces améliorations.
Réduction de la quantité d’eau utilisée
Bien que l’eau soit une composante essentielle de la fabrication du papier, du carton et de la pâte commerciale, des programmes de rationalisation sont mis en place afin de diminuer la quantité d’eau utilisée notamment en la réutilisant là où c’est possible. Les résultats sont majeurs puisque de 1991 à 2008, la quantité d’eau requise pour fabriquer une tonne de produits papetiers a diminué de 53 %.
Amélioration de la qualité de l’eau
Après son utilisation, l’eau est retournée dans son milieu naturel. Pour en assurer la qualité, l’eau qui a circulé dans le procédé de fabrication doit être traitée avant son rejet. En fait, la plupart des papetières du Québec opèrent leur propre système de traitement des eaux usées, alors que les autres usines ont recours à des installations de traitement municipales. Ces opérations ont pour effet de diminuer significativement les rejets des usines papetières tout en améliorant la qualité de l’eau.
Les usines de produits du bois, même si elles ne disposent pas d’autant de données mesurées, ont grandement amélioré leurs pratiques environnementales. Notamment, depuis l'an 2000, des « lignes directrices pour l’industrie du bois de sciage », résultat de la collaboration du ministère de l’Environnement du Québec et de l’industrie, sont en application. Ces lignes touchent des aspects comme l’entassement permanent des résidus, la gestion des coproduits (tels les copeaux, la sciure, etc.), leur valorisation, de même que la réduction des rejets atmosphériques.
Utilisation du matériau bois dans la construction pour permettre d’atteindre l’objectif de réduction des gaz à effet de serre (GES) dans la lutte aux changements climatiques
En construction, le bois constitue un choix doublement intéressant en plus d’être une ressource renouvelable abondante au Québec. Tout d’abord, le bois est un « capteur » de CO2 atmosphérique, considéré comme l’un des principaux GES, puisqu’il l’emprisonne tout au long de son cycle de vie.
Utilisation du bois comme combustible
Finalement, lorsque l’on utilise du bois comme combustible ou pour la fabrication de biocombustibles pour remplacer des combustibles fossiles tel le pétrole, le CO2 libéré dans l’atmosphère est considéré comme neutre. Ce concept peut être résumé comme ceci : Au cours de la combustion du bois, le carbone atmosphérique préalablement extrait de l'atmosphère et séquestré dans le bois est remis en circulation dans l’air et ce cycle du carbone est considéré comme étant neutre.
Au cours des derniers mois, le CIFQ a sollicité ses partenaires et quelques-uns de ses membres dans le but de constituer un groupe de travail, soit le Comité de revalorisation, afin de définir un énoncé de vision de l’industrie forestière à l’horizon 2020. Un énoncé qui définirait un objectif commun aux industriels, gouvernements et partenaires du secteur.
En 2020, l’industrie forestière québécoise se distingue sur la scène internationale grâce à son dynamisme, ses innovations et ses bonnes performances financières. Elle est approvisionnée en majeure partie de forêts certifiées et de fibres recyclées, d’où est tirée une matière première de qualité répondant aux besoins spécifiques des entreprises qui la composent. Ces dernières, résolument tournées vers les marchés, sont toujours à la recherche d’opportunités qui permettront de maximiser et d’étendre leur chaîne de valeur tout en assurant leur diversification. Performante dans ses créneaux traditionnels et pleinement engagée dans les filières des bioproduits et de la bioénergie, l’industrie forestière est un modèle tant par ses pratiques en matière de développement durable que par ses produits, solutions de premier plan aux changements climatiques et à l’écologisation de l’économie.
L’industrie forestière québécoise, pilier de l’économie des régions, peut compter sur une main-d’œuvre bien formée, des emplois stimulants et bien rémunérés. Elle est aussi solidement appuyée par un réseau de chercheurs dont le travail est reconnu et valorisé et qui s’inscrit au cœur de son innovation sur tous les éléments de la chaîne de valeur, de la forêt aux clients.
L’industrie forestière québécoise : une industrie compétitive et responsable, source de fierté et de prospérité collective !
L’approvisionnement en bois des usines de transformation
Au Québec, la grande majorité des forêts sont publiques : seulement 10 % appartiennent à de petits et grands propriétaires privés. Toutefois, les forêts privées sont généralement situées près des usines et des municipalités et elles poussent dans des conditions de croissance idéales (sols, climats, etc.). Ainsi, bien que les forêts privées ne représentent que 10 % de la superficie totale des forêts, elles assurent 20 % de l’approvisionnement total en bois des usines. Pour leur part, les forêts publiques sont gérées par l’État qui accorde des droits d’approvisionnement aux usines en échange d’obligations en termes d’activités d’aménagement et du paiement de redevances.
Cependant, tous s’accordent pour dire que les coûts d’approvisionnement et de production, en regard de la valeur sur les marchés des produits forestiers, ne permettent pas actuellement à l’industrie québécoise d’être compétitive. Cet aspect est l’un des enjeux au centre de la réflexion du groupe de travail.
Historiquement, c’est le développement de l’industrie papetière au début du 20e siècle qui a orienté l’aménagement des forêts publiques et privées vers la production massive de fibre de bois servant à la fabrication de nombreux produits papetiers, dont le papier journal. L’industrie s’est développée dans un contexte de croissance de la demande sur les marchés. Afin de pouvoir tirer son épingle du jeu sur les marchés, principalement nord-américain, l’industrie québécoise a surtout adopté une approche de production de masse à faibles coûts. Les usines s’approvisionnaient à partir des forêts publiques et privées les plus proches, les plus productives et les moins dispendieuses. Elles produisaient de grands volumes, pour des produits en demande et les vendaient dans un contexte où les consommateurs (journaux, imprimeries, entrepreneurs en construction, etc.) assumaient les hausses de coûts.
Cette logique de production massive à faibles coûts a assuré la vitalité du secteur pendant près d’un siècle. Aujourd’hui, l’arrivée de nouveaux pays producteurs à très faibles coûts, l’avènement de nouvelles technologies permettant la fabrication des mêmes produits à partir de fibres d’arbres provenant de forêts plus tempérées, tropicales et même équatoriales, et la réduction de la consommation du papier journal et des papiers d’écriture, ne permet plus de maintenir cette logique.
Plutôt que de produire massivement, l’industrie forestière québécoise doit se tourner résolument vers les besoins des nouveaux marchés. Comment peut-elle répondre à la demande avec les meilleures technologies disponibles et s’approvisionner en bois ou en fibres ? Le temps où les facteurs clés de l’approvisionnement d’une scierie consistaient principalement « au plus gros amas de bois au plus faible coût » est révolu, comme est révolu le temps où la production en volume et le rendement en sciage étaient les principaux indicateurs de performance.
Si le contrôle des coûts d’approvisionnement et les économies d’échelle demeurent toujours des éléments essentiels à la compétitivité des entreprises, une nouvelle approche s’impose en terme d’approvisionnement. Dorénavant, il faut s’assurer de livrer le bon bois à la bonne usine pour le bon produit.
Ce virage vers les marchés est amorcé depuis déjà plusieurs années. À titre d’exemple la certification prend de plus en plus de place dans les pratiques forestières, afin de satisfaire aux exgences de nos clients. D'ailleurs, le Québec aura bientôt certifié près de 87 % de son territoire public d’ici le 1er avril 2013.
Le défi consiste maintenant à fournir une planification optimale et intégrée des activités de récolte pour faire coïncider l’approvisionnement des diverses usines selon les essences d’arbres et la qualité recherchée par chacune d’entre elles, afin de manufacturer les produits recherchés sur les marchés de façon concurrentielle.
Produits du bois
Tous s’entendent sur l’importance de maintenir une industrie de la première transformation du bois en bonne santé financière afin d'amorcer la transformation de la filière des produits du bois. Actuellement, la capacité de production de bois de sciage au Québec est nettement supérieure, d’une part, aux besoins des marchés et, d’autre part, aux volumes de bois pouvant approvisionner de façon durable les usines. Dans ces circonstances, l’industrie des produits du bois doit poursuivre le regroupement de sa production primaire du bois.
L’élargissement du panier de produits des entreprises québécoises, c’est-à-dire la diversification et le développement de nouveaux produits, leur permettrait de miser sur une différenciation des produits québécois et sur la qualité de ceux-ci. En plus de bénéficier des avantages d’une fibre de qualité, l’industrie peut garantir à ses clients que son approvisionnement en matière première se fait dans le respect des normes environnementales prescrites.
La transformation de l’industrie se fera graduellement et reposera à la fois sur des produits novateurs offrant de meilleures marges de profits et sur l’amélioration des processus d’affaires, notamment par une connaissance plus pointue de nos clientèles et de leurs besoins, ainsi que par une offre de produits mieux adaptée aux marchés, et ce, à un coût avantageux. La problématique liée aux approvisionnements se devra de composer avec des procédés intégrés de récolte assurant ainsi une première transformation plus lucrative, élément déterminant de la rentabilité des usines.
Il importe de souligner que la concertation et le partenariat entre les fournisseurs et leurs clients seront essentiels pour le développement de nouveaux marchés. L’élargissement du panier de produits implique l’innovation, la recherche et le développement de marchés, d’où l’importance de s’appuyer sur des stratégies d’affaires collaboratives plutôt que compétitives, et d’investir, entre autres, dans la modernisation des équipements pour rehausser la productivité des usines.
Pâtes et papiers
Malgré une hausse de la demande de papier journal dans le monde, entre 1 % et 2 % par année particulièrement sur les marchés asiatique, indien et latino-américain, celle de l’Amérique du Nord diminue et par conséquent la production de papier journal connaît quant à elle une baisse importante. Mais le Québec est bien loin de ces marchés outre-mer en raison tant de son positionnement géographique, que des coûts élevés de production et de transport. Donc, pour l’instant, peu d’usines ont l’opportunité d’accroître leurs marchés par l’exportation.
Dans les secteurs des produits d’emballage et des papiers domestiques, la demande se maintient et même s’accroît pour certains produits. De plus, en 2010, on a assisté à l’émergence de nouveaux produits dits « papiers intelligents » apparaissant sur les marchés. Par exemple, Cascades Groupe Produits Spécialisés a récemment mis en marché un papier essuie-mains antibactérien intelligent (MC) qui réduit rapidement la quantité de bactéries résiduelles sur les mains après le lavage et assure une protection antibactérienne d'une durée de 30 minutes. Des emballages qui réagissent aux bactéries sont maintenant réels. De son côté, Domtar travaille au développement d’un nouveau procédé en matière de nanocellulose cristalline.
Bioénergie et bioproduits : un avenir prometteur
La bioénergie et les bioproduits, énergie ou produits fabriqués à partir de matières organiques (biogaz, bioénergie, biocarburant, biodiesel, etc.) sont actuellement identifiés comme des opportunités du secteur de la transformation du bois et, en particulier, de celle des pâtes et papiers. S’orienter vers la fabrication de bioproduits nécessite une transformation en profondeur qui va bien au-delà d’une simple amélioration des processus de fabrication ou de la réduction de ses coûts, mais plutôt inter reliée à l’ensemble du modèle d’affaires.
Au chapitre des énergies plus traditionnelles, il est à noter que la demande pour la biomasse forestière dédiée à des projets énergétiques est en hausse, notamment pour la production de granules de bois. Cette constatation ne surprend guère. FPInnovations, un organisme de recherche, mentionnait d’ailleurs dans le document Biopathway préparé à l’intention de l’Association des produits forestiers du Canada que les produits qui présentent actuellement les meilleurs rendements pour l’industrie forestière québécoise sont les bio-huiles produites par pyrolyse et les granules torréfiées.
On s’interroge parfois sur la qualité de l’aménagement et de la gestion de nos forêts. Heureusement, les organismes de certification reconnus internationalement permettent d’assurer que nos forêts soient aménagées de façon durable et dans le respect des lois et règlements.
Lorsqu’on parle d’aménagement forestier durable, on doit comprendre que plusieurs principes importants doivent être respectés :
- que le renouvellement des forêts est assuré ;
- que la possibilité forestière est respectée ;
- que les valeurs patrimoniales sont protégées ;
- que les lois et règlements sont respectés.
Certification des produits
Pour les consommateurs, la certification des produits du bois permet d’établir leur provenance de forêts certifiées. Toutefois, avant d’en arriver à placer l’un ou l’autre des logos de certification sur un produit, plusieurs étapes de production et/ou vente doivent être contrôlées afin d’assurer la traçabilité du produit : c’est ce que l’on appelle la chaîne de traçabilité environnementale. La mise en place de telles chaînes permet donc aux produits de se rendre de la forêt jusqu’aux consommateurs, et ainsi s’assurer de la qualité et du respect des principes d’aménagement forestier durable reconnus internationalement.
Le bois certifié…
L’identification des produits du bois selon une chaîne de traçabilité reconnue garantit la qualité de l’aménagement des forêts d’où proviennent les bois et est un gage de contribution au développement durable de nos forêts. Ces produits peuvent également s’avérer un choix significatif lors de constructions écologiques (par exemple bâtiment LEED, Green Globes, etc.).
Produit renouvelable et récupérable, le bois est sans aucun doute le matériau le plus écologique qui soit. Avec une préoccupation grandissante pour les problématiques environnementales, la chaîne de traçabilité lui confère un avantage non négligeable puisqu’en plus d’être le matériau le plus écologique, l’utilisation du bois s’avère un choix économique et favorable au développement du Québec.
Le Conseil de l’industrie forestière du Québec a réalisé, le 11 novembre dernier, le lancement officiel du document issu des séances de travail du Comité de revalorisation de l’industrie forestière « L’industrie forestière québécoise : les conditions pour une transformation réussie » dans les magnifiques installations du Musée Boréalis de Trois-Rivières
Le président-directeur général, M. Guy Chevrette, accompagné de l’un des membres du Comité de revalorisation, M. Patrice Mangin, directeur général du Centre intégré en pâtes et papiers (CIPP) a profité de son passage pour présenter une conférence sous le thème : Revalorisation de l’industrie forestière.
Le document est maintenant disponible à l’adresse suivante : http://www.cifq.qc.ca/html/francais/industrie/publications_autres_documents.php
Les membres du comité se sont montrés ouverts aux besoins de l’industrie quant à la disponibilité et aux coûts de ses approvisionnements, de se pencher sur l’évolution des marchés ainsi que sur les moyens qui doivent être mis en place pour répondre aux profonds changements qui s’opèrent. Les enjeux de la main-d’œuvre, de la productivité, de la recherche et du développement, voire même de l’image de l’industrie forestière, sont au cœur de cette transformation.
Au sein de cette édition du Fibrexpression, vous retrouverez des textes expliquant les conditions sur lesquelles le Comité de revalorisation s’est entendu pour entreprendre une transformation réussie, mentionnons : le maintien de la certification forestière sur les territoires qui l’ont obtenue; la poursuite des efforts afin que l’ensemble de la forêt québécoise, publique et privée, accède le plus rapidement possible à une certification répondant aux exigences des marchés; l’élargissement du panier de produits des entreprises; revoir nos modèles d’affaires; le développement des filières de la bioénergie et des bioproduits, et finalement de travailler à l’amélioration de la compétitivité de l’industrie dans ses marchés.
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Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. À elles seules, les entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux œuvrant au Québec génèrent 12,9 milliards $ en activité économique chaque année, près de 4 milliards $ en salaires et avantages sociaux dont près de 1,5 milliard $ est retourné aux gouvernements sous forme de taxes et d’impôts payés par les entreprises et les travailleurs.
Québec, le 10 décembre 2010 – Le Conseil de l’industrie forestière du Québec est heureux de l’annonce du projet de loi no 490, Loi sur l’utilisation accrue du bois dans la construction. Ce projet prévoit qu’à compter du 1er janvier 2012, tout bâtiment neuf, autre que résidentiel, à être construit au Québec devra contenir un minimum de 5 % de matériaux faits de bois certifié et transformé au Québec.
Plus important encore, l’article 3 du projet de loi suggère qu’à compter du 1er janvier 2012, tout bâtiment neuf d’une entité de l’État à être construit au Québec devra contenir un minimum de 25 % de matériaux faits de bois certifié et transformé au Québec sur le volume total de matériaux utilisés.
« C’est encourageant ! C’est un signe de cohérence entre le discours politique et l’action », a déclaré le président-directeur général, M. Guy Chevrette, après avoir pris connaissance du projet de loi no 490 déposé hier par le député de Roberval, M. Denis Trottier.
D’autant plus que le CIFQ a annoncé dans un communiqué paru plus tôt hier, que ses membres revendiquent dorénavant une certification sur 100% de son territoire public québécois.
Réunis en conseil d’administration, les membres du CIFQ se sont aussi dits heureux de constater que le matériau bois soit reconnu comme celui qui répond le mieux sur le plan environnemental pour la séquestration des gaz à effet de serre (GES).
Ce projet de loi implique également une obligation, pour le gouvernement, d’adapter ou modifier le Code de construction en conséquence, cela suppose que le projet de loi va également contribuer à changer la perception que le bois ne résiste pas aussi bien au feu que d’autres matériaux.
« Et puis du bois c’est beau, c’est esthétique, en plus d’être une ressource renouvelable », a conclu M. Guy Chevrette qui en était aujourd’hui à son tout dernier conseil d’administration.
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Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. Le CIFQ compte plus 160 membres réguliers, de sciage résineux et feuillus, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et panneaux œuvrant au Québec, ainsi que 180 membres associés. Ces derniers génèrent 12,9 milliards $ en activité économique chaque année, près de 4 milliards $ en salaires et avantages sociaux dont près de 1,5 milliard $ est retourné aux gouvernements sous forme de taxes et d’impôts payés par les entreprises et les travailleurs.
Québec, le 9 décembre 2010 – Le Conseil de l’industrie forestière du Québec a lancé officiellement, le mois dernier, un document intitulé « L’industrie forestière québécoise : les conditions pour une transformation réussie ». Ce document est issu des séances de travail du Comité de revalorisation de l’industrie forestière de différents milieux (universitaire, centre de recherche, industriel ou financier).
Au chapitre des conditions auxquelles le Comité de revalorisation s’est entendu pour entreprendre une transformation réussie, mentionnons l’objectif de la certification forestière sur les territoires publics et privés qui l’ont obtenue et ainsi poursuivre les efforts à l’ensemble de la forêt québécoise, même si nous sommes les premiers au Canada et les premiers au monde au niveau de la certification.
En effet, depuis octobre 2010, 74 % des forêts publiques sous aménagement du Québec sont certifiées selon l’une des trois normes reconnues internationalement, soit FSC, CSA ou SFI. On prévoit qu’en avril 2013, lors du changement de régime forestier, 87% des forêts du domaine de l’État devraient être certifiées.
100% du territoire certifié d’ici 2015… réaliste !
« Je suis particulièrement heureux de cette orientation que s’est donné le CIFQ. Imaginez la marque mondiale et la crédibilité qu’aurait le sceau des produits du Québec», a déclaré le président-directeur général, M. Guy Chevrette.
M. Chevrette souhaite, avant de quitter à la fin décembre, ajouter une valeur ajoutée au bois québécois, un défi que le Québec est bien près de réaliser.
« Nous serions les premiers au monde à avoir une forêt publique certifiée à 100 %. Ce dernier rêve pourrait devenir rapidement une réalité », a ajouté le président-directeur général.
« Nous sommes disposés à prendre un engagement public en ce sens avec la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Mme Nathalie Normandeau», a conclu le président-directeur général.
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Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. Le CIFQ compte plus 160 membres réguliers, de sciage résineux et feuillus, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et panneaux œuvrant au Québec, ainsi que 180 membres associés. Ces derniers génèrent 12,9 milliards $ en activité économique chaque année, près de 4 milliards $ en salaires et avantages sociaux dont près de 1,5 milliard $ est retourné aux gouvernements sous forme de taxes et d’impôts payés par les entreprises et les travailleurs.
Que vous soyez aménagiste de la forêt, spécialiste de ce milieu, chercheur, utilisateur des ressources du territoire ou une personne préoccupée par la gestion intégrée des ressources pour l’aménagement durable des forêts ou de la faune qu’elle abrite, le Carrefour Forêt Innovations est un rendez-vous unique!
Le Carrefour Forêt Innovations revient en force pour une 8e édition en 2011, l’Année internationale de la forêt. Profitez de ces trois journées d’activités continues consacrées à l’innovation: de l’établissement des peuplements forestiers à la transformation des bois qu’ils génèrent, en passant par la connaissance des rôles et fonctions des écosystèmes et l’élaboration de formules renouvelées de gestion des ressources.
L’édition 2011 du Carrefour offre un vaste site d’exposition où sont regroupés quelque 150 kiosques institutionnels et commerciaux où auront lieu des rencontres instructives et stimulantes. Soyez au carrefour des nouvelles connaissances, du savoir-faire et de l’innovation. Et bien sûr, prenez part à une cascade d’activités en marge du Carrefour, dont des conférences, présentations et colloques réalisés en collaboration étroite avec des organismes du milieu.
Pour en savoir plus, visitez le site du Carrefour: www.carrefourforetinnovations.gouv.qc.ca
Pour nous joindre:
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Québec (Québec) G1P 3W8
Par téléphone : (ligne sans frais au Canada) 1 877 507 2011
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Reconnus comme des travailleurs acharnés et des amoureux du bois les Pamphiliens participent chaque année au célèbre Festival du Bûcheux, un événement rempli de fierté, de sueurs et de brans de scie. Ce documentaire s’empreigne de l’historique de la communauté de St-Pamphile, de ses bâtisseurs et de son industrie forestière dont ils peuvent tous être bien fiers!
Diffusé en primeur sur TV5.ca, le documentaire St-Pamphile et Festival du Bûcheux a été diffusé au cours du mois de novembre sur TV5, Urbania, le Québec en 12 lieux - la suite | St-Pamphile. Pour ceux qui auraient manqué l’émission, vous pouvez maintenant la visionner en cliquant sur le lien ci-dessous:
La sortie du documentaire Les Fros de Stéphanie Lanthier raconte la vie de débroussailleurs québécois et néo-québécois en Abitibi. Ce film a été présenté au Festival de films en Abitibi et a été présenté en ouverture des prestigieuses Rencontres internationales du documentaire de Montréal, le 10 novembre 2010.
Le film est sorti en salle dans quelques villes du Québec : Amos, Val d’Or, Montréal et Québec
Une sortie DVD est également prévue dans quelques mois. Nous vous invitons à visionner la bande-annonce en cliquant sur le lien ci-dessous :
LE CALENDRIER 2011 DE LA FONDATION DE LA FAUNE !
Demandez votre calendrier par téléphone au 1 877 639-0742 ou en visitant le site Internet de la fondation.

LE CARREFOUR FORÊT INNOVATIONS
Du 4 au 6 octobre 2011, au Centre des Congrès de Québec !

ANNÉE INTERNATIONALE DES FORÊTS EN 2011
Rendez-vous sur le site Internet de l’Année Internationale des forêts des Nations Unies
